La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a a effectué une visite de compassion auprès des commerçants du marché de la Liberté, après l’incendie qui s’est déclaré dans la nuit du 24 au 25 août 2024 au pavillon 5 de cette zone de négoce situé dans la commune de Masina, dans la partie Est de la ville de Kinshasa.
Accompagnée du Vice-premier Ministre, Ministre de l’Interieur Jacquemin Shabani, du Ministre de la Santé Publique, Samuel-Roger Kamba Mulamba et du Gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, la Cheffe du Gouvernement a été attentive aux doléances exprimées par les vendeurs ayant perdu leurs biens.
Bravant les flammes de l’incendie, sous une chaleur accablante provoquée par les flammes, la Première Ministre a échangé avec les commerçants qui ont exprimé tous les problèmes de ce marché. La Cheffe du gouvernement a promis des solutions au plus tôt afin de redonner le sourire aux commerçants sinistrés.
“Les commerçants des marchés congolais sont ceux qui soutiennent notre économie. C’était important pour moi de venir constater le dégât et d’envisager des solutions. Heureusement, nous n’avons pas eu de perte en vies humaines. J’ai demandé aux représentants des détaillants et des grossistes de constituer une délégation qui viendra discuter avec moi demain à la Primature. Des listes de tous les sinistrés seront dressées pour nous permettre d’agir en faveur de vraies victimes. Il est essentiel de trouver des solutions immédiates pour soutenir les commerçants touchés, surtout à l’approche de la rentrée scolaire. Nous allons travailler ensemble pour répondre à cette urgence”, a déclaré la Première Ministre devant la foule.
Judith Suminwa a également évoqué la nécessité de sensibiliser les commerçants de ce marché à se protéger contre l’épidémie de Mpox qui frappe le pays. Une stratégie sera mise en place quant à ce.
“Je suis venue avec le ministre de la Santé Publique parce que l’épidemie de Mpox frappe le pays. Nous devons sensibiliser les vendeurs pour combattre cette épidémie”, a-t-elle ajouté.
Selon les témoignages recueillis sur place, l’origine de l’incendie est inconnue est inconnue jusqu’à présent. Plusieurs dégâts matériels ont été enregistrés, des étalages partis en fumée, et cela, malgré le secours des sapeurs pompiers. Les vendeurs déplorent également le manque des bouches à incendie pour éteindre le feu en cas de drame lors de l’intervention des pompiers.
Le Comité de Conjoncture Économique s’est réuni à la Primature, ce mercredi 21 août 2024, sous la présidence de la Première Ministre Judith SUMINWA TULUKA. Au cours de cette réunion le Gouvernement a tablé sur 3 points essentiels, à savoir : les mesures envisagées pour soutenir les opérateurs économiques dans les régions en proie à la guerre et à l’instabilité; l’exécution du budget d’investissement pour le restant de l’année; ainsi que la bonne exécution de la paie du secteur public.
Le CCE a annoncé que le Gouvernement prépare des mesures d’allégements fiscaux et autres facilités à accorder aux entreprises et populations se trouvant dans les provinces victimes d’agression rwandaise. Il s’agit des provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema et celles de la Grande Orientale.
“Ce point concerne les mesures qui ont été envisagées pour soutenir les opérateurs économiques dans les régions en proie à la guerre et à l’instabilité. Il s’agit plus particulièrement des provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema ainsi que la Grande Orientale. Le ministre des Finances a restitué au Comité les conclusions de la Commission tarifaire qui s’est réunie à la demande de la Première Ministre pour mettre en pratique une instruction du Président de la République qui a voulu que le Gouvernement apporte certains allégements et d’autres facilités en faveur des opérateurs économiques mais aussi des populations dans cette partie du pays”, a fait savoir Daniel Mukoko Samba.
Parmi les propositions de la Commission tarifaire, l’on note des mesures telles que : – la suspension des missions de contrôle sur place pour une durée de 12 mois au niveau national et provincial; – la surséance des mesures de recouvrement forcé en cours, pour une durée de 12 mois, en faveur des entreprises directement touchées par le conflit; – facilité de paiement par échelonnement pour une durée de 12 mois des impôts établis par l’Administration; – adaptation des horaires d’ouverture des frontières congolaises à celles des frontières ougandaise; – implication des gouverneurs militaires en vue du démantèlement des barrières illégales et la lutte contre les tracasseries, etc.
Ces mesures d’allégements fiscaux, non fiscaux, parafiscaux ainsi que des facilités douanières en faveur des provinces concernées feront l’objet d’un Décret de la Première Ministre après débat au Conseil des ministres.
Exécution du budget d’investissement 2024
Concernant l’exécution du budget d’investissement pour l’an 2024, le CCE annonce un début de décaissement de fonds pour financer le Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) et pour soutenir la campagne agricole qui sera bientôt lancée par le Gouvernement.
“Le premier point porte sur la manière dont le gouvernement va exécuter le budget d’investissement pour le restant de l’année. Le Comité de conjoncture économique a identifié les programmes prioritaires qui devraient bénéficier de décaissement dans le meilleur délai possible. Il s’agit plus particulièrement du PDL-145T; ce programme de développement rural qui touche aux routes de desserte agricole, à l’hydraulique rural et à d’autres activités nécessaires pour la promotion de la production agricole dans les milieux ruraux. Aussi, le gouvernement va lancer le plus rapidement possible la campagne agricole pour ne pas rater la saison agricole A qui démarre dans les semaines qui viennent”, a rapporté le ministre de l’Economie Daniel Mukoko Samba.
Pour financer le PDL-145T et la campagne agricole, le ministre des Finances a été chargé de prendre des dispositions nécessaires pour décaisser le montant requis par ces différents secteurs dans le délai convenu.
Paie du secteur public
Le paiement des salaires des agents publics et fonctionnaires de l’Etat connaît une régularité historique au cours de ce mois d’août. Le Gouvernement Suminwa a pris des mesures patriotiques en vue de garantir la possibilité pour tous les fonctionnaires de recevoir leurs salaires avant le 28ème jour de chaque mois.
En effet, le CCE appelle les banques commerciales impliquées dans la paie des agents publics et fonctionnaires de l’État à s’activer davantage pour conclure les opérations au cours de ce mois.
“La paie du secteur public qui a démarré le 12 août et qui doit se clôturer avant la fin du mois. Le Gouvernement tient à ce que la paie s’exécute dans le mois. Le Gouvernement demande également aux institutions qui accompagnent la paie, les banques commerciales, à s’activer afin que ces opérations soient conclues dans le mois sur l’ensemble du territoire”, a conclu le porte-parole de la réunion du Comité de Conjoncture Économique, Daniel Mukoko Samba.
Cette régularité de la paie marque une étape importante dans la gestion des finances publiques en RDC et devrait contribuer de manière significative à rassurer les fonctionnaires car cela est une priorité pour la Cheffe du Gouvernement Judith SUMINWA TULUKA.
Le Gouvernement Suminwa est en ordre de bataille dans la riposte contre l’épidémie de Monkeypox, qui a déjà causé la mort de 548 personnes au pays. La Première Ministre, Judith Suminwa, a eu une séance de travail avec Samuel Roger Kamba Mulamba, Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale et Jean Kaseya, Directeur Général D’Africa CDC, l’Agence de Santé de l’Union Africaine, dans la soirée du mardi 20 août 2024, à la Primature.
Il en ressort qu’en perspective de la rentrée scolaire, le Gouvernement s’active pour la mise en place des mesures préventives afin de protéger les enfants contre cette épidémie. Cette stratégie de riposte comprend entre autres la sensibilisation au niveau des écoles, et le Ministre de la Santé publique et sa collègue de l’Education nationale travaillent en synergie sur d’autres dispositions pratiques.
L’Exécutif central multiplie donc les efforts pour répondre à toutes les étapes de la lutte contre cette maladie à travers la sensibilisation, la vaccination et la prise en charge des malades. Une implication conforme au pilier 4 de son programme d’actions, relatif à l’accès aux services de base. La Première Ministre s’est engagée à garantir l’accès aux soins de santé de qualité pour tous, et cette crise sanitaire de portée internationale, vaincue sous d’autres cieux grâce à la vaccination, rencontre aussi sa ferme détermination.
Le Ministre de la Santé publique rassure que l’Exécutif central concentre ses efforts dans la mobilisation des ressources nécessaires à cette lutte contre l’infection Mpox et l’arrivée la semaine prochaine d’un lot des vaccins au pays. ” Nous avons en effet annoncé 49 millions USD pour des besoins assez précis, mais rien que pour la vaccination, nous avons besoin de 600 millions USD, donc les 49 millions prévus ne constituent pas le budget total. On va monter encore en puissance parce que nous adaptons notre plan régulièrement, et nous sommes accompagnés par Africa CDC, dans la mobilisation des ressources, d’ailleurs grâce à Africa CDC et l’aide de l’Union Européenne, nous avons déjà pu sécuriser, 215.000 doses”, a déclaré le Ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba.
Dans cette lutte engagée pour barrer la route à la variole du singe, l’Agence Nationale de Santé de l’Union Africaine prête main forte à la RDC. “Nous avons une grande équipe ici qui travaille sous la surveillance du Ministre de la Santé, nous avons commencé à donner des appuis de toutes sortes, nous avons aussi fourni des efforts pour sécuriser les vaccins, renforcer la surveillance et les laboratoires, et nous allons continuer selon le plan du Gouvernement central”, a affirmé Jean Kaseya, Directeur général d’Africa CDC.
Le Gouvernement alerte également la population sur le nouveau mode de transmission de cette maladie constatée dans la province du Sud-Kivu. “On a eu beaucoup de cas à l’Equateur où depuis toujours cette maladie évolue de manière endémique, mais on a récemment encore beaucoup plus des cas dans le Sud-Kivu, parce que tout simplement depuis l’année dernière, on voit qu’il y a un nouveau mode de transmission par voie sexuelle. Dès lors que les populations sont déplacées, dès lors qu’il y a des pratiques sexuelles de plus en plus libérées à cause de cette fragilité là de la population, on voit cette forme de transmission se développer”, a-t-il renchéri.
Roger Kamba rappelle que depuis le début de l’année, au total 548 personnes sont décédées suite à la variole du singe, et 15. 664 cas potentiels sont enregistrés. Les premiers symptômes de Mpox sont la fièvre, les douleurs musculaires, la fatigue et l’apparition d’éruption cutanée étendue. Cette maladie se transmet essentiellement par contact direct avec une personne infectée, des lésions cutanées ou muqueuses internes comme la bouche, la région génitale et anale et la transmission par voie sexuelle.
Vers un nouveau partenariat diplomatique et économique entre la République démocratique du Congo et la Grande-Bretagne. Ce lundi 19 août à la Primature, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a reçu en audience Lord Ray Collins of Highbury, Ministre britannique des Affaires Etrangères pour l’Afrique et sa délégation.
Le ministre britannique a évoqué la perspective du nouveau partenariat avec la République démocratique du Congo. La Grande-Bretagne s’engage à apporter son accompagnement à travers ses différents services en vue de la croissance économique en RDC. Ce nouveau partenariat vise à renforcer le commerce entre les deux pays.
“Nos échanges ont essentiellement porté sur un nouveau partenariat basé sur le développement diplomatique et économique. Ce partenariat est basé sur la croissance économique. Le nouveau gouvernement du Royaume-Uni est engagé à fournir ses différents services dans le contexte de la croissance économique. La croissance économique proviendra du commerce qui est basée sur les échanges pour développer le paysage économique en RDC”, a fait savoir Lord Ray Collins of Highbury.
La Grande-Bretagne veut également accompagner la RDC dans la transformation de ses produits issus de l’industrie extractive en perspective de favoriser la création de plus d’emplois. Ce qui cadre avec le premier Pilier du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG 2024-2028).
“Cet accompagnement n’est pas seulement dans l’industrie extractive. Le Royaume-Uni veut se rassurer que ce qui a été extrait est transformé parce que nous voulons qu’il y ait plus d’emplois en RDC, un pays avec un grand potentiel des jeunes. Le Royaume-Uni est déterminé à s’intéresser à l’Afrique entière dans le domaine de la coopération”, a dit le ministre britannique.
Ce nouveau partenariat entre la RDC et la Grande-Bretagne sera matérialisé de façon formelle dans un avenir bien proche.
Notons que ce nouveau partenariat est envisagé alors que le nouveau Premier Ministre britannique Keir Starmer a annoncé l’abandon du plan visant à expulser vers le Rwanda des demandeurs d’asile et migrants arrivés illégalement au Royaume-Uni. Ce deal avec le Rwanda qui devrait rapporter au pays de Paul Kagame au moins un demi-milliard de livres pour prendre en charge les demandeurs d’asile sur son territoire, a été déclaré « mort et enterré ».
Le Comité de Conjoncture Économique s’est réuni à la Primature, ce jeudi 8 août 2024, sous la présidence de la Première Ministre Judith SUMINWA TULUKA afin d’examiner la situation économique du pays.
Déterminé à stabiliser la monnaie nationale et palier l’inflation afin de renforcer et protéger le pouvoir d’achat des citoyens, les membres du Comité de Conjoncture Économique ont, au cours de cette séance de travail, examiné la question relative à la situation économique et financière plus particulièrement le taux de change et la réduction des prix des denrées de première nécessité.
Le CCE a noté une stabilité relative du taux de change depuis le mois de juillet dernier suite aux mesures nécessaires prises par le Gouvernement pour stabiliser la valeur de la monnaie nationale.
“Nous nous réunissons autour de Mme la Première Ministre pour examiner la situation économique et financière plus particulièrement le taux de change qui préoccupe tant les Congolais. Le Gouvernement, à travers le ministère des Finances, le ministère du Budget et la Banque Centrale, a pris des mesures nécessaires pour stabiliser la valeur du franc congolais. Vous avez certainement noté que sur le marché de change, le taux de change n’a pas varié dans des proportions très importantes. C’est parce qu’il y a eu un effort de resserrement du budget, des dépenses publiques pour une meilleure qualité de la dépense publique et de la répartition des dépenses publiques à travers le territoire national”, a déclaré Daniel Mukoko Samba, Vice-premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale.
Le CCE déplore la spéculation du franc congolais faite par certains opérateurs économiques alors que le taux demeure relativement stable sur les marchés interbancaires et parallèles depuis le mois dernier. De ce fait, il annonce un début de contrôle pour contraindre les spéculateurs de la monnaie nationale à revenir à la raison.
“Nous voulons interpeller les différents secteurs d’activités, qu’il s’agisse des banques commerciales, des maisons commerciales, des sociétés de télécommunications, etc, qui ont leur propre taux et qui donc anticipent que le franc congolais va continuer à se déprécier. Ils imposent des taux différents de ce que l’on trouve sur les marchés interbancaires ou parallèles. Les opérations de contrôle vont être effectuées pour faire revenir ces opérateurs économiques à la raison et faire cesser la spéculation du franc congolais. Ils doivent faire confiance au gouvernement et à la Banque Centrale du Congo parce que nous avons un seul objectif, c’est de stabiliser le franc congolais et d’obtenir une réduction des prix des denrées de première nécessité”, a conclu Daniel Mukoko Samba.
Notons que depuis son entrée en fonction, le Gouvernement Suminwa milite pour la maîtrise de l’inflation et la stabilisation de la monnaie nationale dans le but de baisser le coût du panier de la ménagère.
L’amélioration du pouvoir d’achat des congolais par la stabilisation du taux de change fait partie des six engagements du Président Félix Tshisekedi annoncés lors de son investiture à la tête du pays pour son second quinquennat. Ces engagements du Président de la République sont transformés en piliers du Programme d’Actions du Gouvernement Suminwa.
Situé à Kinshasa le long du boulevard Triomphal en face du Palais du peuple, le centre culturel et artistique de l’Afrique centrale est une infrastructure moderne nouvellement construite grâce à la coopération sino-africaine. Ce joyau culturel dont les travaux sont déjà achevés, va ouvrir ses portes au public dans les prochains jours. Ce jeudi 08 juillet 2024, la Première Ministre Judith SUMINWA TULUKA a effectué une visite d’inspection de ce complexe culturel pour se rendre compte par elle-même de l’achèvement des travaux. Judith SUMINWA TULUKA avait à ses cotés le Ministre d’Etat, Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, la Ministre de l’Education Nationale, le Ministre de la Communication et Médias et la Ministre de la Culture, Arts et Patrimoine.
De la grande salle des spectacles de 2.000 places avec une scène modulable aux chambres des hôtes, en passant par la salle de danse et les amphithéâtres de 800 et 300 places, la Premiere Ministre a visité tous les coins et recoins du Centre culturel. Pour elle, il fallait s’assurer que l’édifice est prêt pour l’inauguration. Cette grande bâtisse construite sur un espace de 93.000 mètres carrés abritera également l’Institut National des Arts (INA). La Premiere Ministre a été visiblement satisfaite de ce qu’elle a vu et entendu lors de son passage dans ce centre à vocation régionale pour l’éclosion de la culture congolaise et africaine. « Ma visite avait pour but de voir ce centre culturel qui va permettre de développer l’expression de la culture congolaise. Comment on va pouvoir s’exprimer à travers ce bâtiment. Comment tout ça est mis en place pour nous assurer qu’on puisse déjà l’inaugurer très rapidement et qu’ensuite les activités qui sont liées à ce centre puissent démarrer. Que ce soit un théâtre avec une scène qui va pouvoir être utilisée, une capacité d’avoir un site d’enregistrement de la même manière qu’on va avoir l’INA avec des salles de classe, des auditoires et un centre d’hébergement. Tout ça c’est juste pour s’assurer qu’on puisse aller vers la promotion de la culture. La culture de l’art mais aussi toute autre activité créatrice et ça pourra aussi être un centre d’activités qui pourra générer un certain nombre de ressources pour le développement de notre pays”, a indiqué la Premiere Ministre.
Par ailleurs, afin d’assurer la pérennité du Centre culturel et artistique de l’Afrique Centrale, la Cheffe du Gouvernement a indiqué que la responsabilité a été confiée à la Ministre de la culture, arts et patrimoine qui en assurera l’unité de gestion du point de vue procédural.
Lancés en 2019 par le Président de la République, les travaux de construction de ce centre culturel et artistique ont couté 100 millions de dollars américains. Il se révèle comme la réponse à plusieurs problèmes des artistes congolais restés longtemps sans solution. On trouve dans cet espace trois studios d’enregistrement modernes qui sont des espaces consacrés à la création musicale. Il y a aussi une salle de maquillage adaptée. La construction de ce centre culturel et artistique est donc une aubaine pour les opérateurs culturels congolais qui se plaignaient souvent du manque d’infrastructures culturelles.
Le CCAAC a été construit par l’entreprise chinoise Beijing Urban Construction Group(BUCG). Il est une réalisation majeure qui témoigne de l’importance accordée à la culture et à la coopération internationale. Ce nouvel espace culturel devrait dynamiser la scène artistique congolaise et la faire rayonner bien au-delà des frontières nationales comme inscrit dans le Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028. Dans le pilier 4, le PAG prévoit notamment la promotion de la culture et des arts congolais dans toutes leurs dimensions.
La Première Ministre Judith SUMINWA TULUKA a accordé une audience mercredi 07 juillet 2024 à Jeffrey Peterson, Représentant americain des Agences des Nations Unies pour la nutrition et l’agriculture, conduit par la diplomate américaine en RDC.
Les deux personnalités ont annoncé à la Cheffe de l’Exécutif national l’aide supplémentaire que leur pays accorde à la RDC afin de soutenir les personnes touchées par les conflits armés et les déplacements dans l’Est de la RDC.
“Les États-Unis se félicitent d’annoncer que nous allons fournir une aide supplémentaire en termes d’aide humanitaire de 414 millions de dollars. Ce ne sont pas les Etats-Unis que vous allez voir sur le terrain, ce sont plutôt les agences des Nations Unies qui seront entrain de fournir cette aide de service d’eau, d’installation et de service d’hygiène auprès de la population qui est entrain de subir les souffrances de la crise,” a précisé Jeffrey Peterson.
Par ailleurs les hôtes de la Cheffe de l’Exécutif central ont réaffirmé la nécessité de la restauration de la paix dans cette partie du pays afin d’atténuer définitivement la souffrance des populations.
“Le plus important dans tout ça, est que la population a besoin de la paix. Les Etats-Unis s’engagent à travailler avec le gouvernement de la RDC et à rester à ses côtés pour qu’ensemble nous voyions dans quelle mesure atteindre les objectifs qui sont les nôtres”, a ajouté M.Peterson.
Pour rappel, cette aide s’inscrit dans le cadre du soutien continu des États-Unis à la RDC.
Au cours du présent exercice fiscal, les USA ont déjà fourni plus de 256 millions de dollars américains d’assistance sanitaire à travers divers programmes, notamment le Plan d’urgence du Président pour la lutte contre le Sida (PEPFAR), l’Initiative présidentielle de lutte contre le paludisme (PMI) et le Programme de sécurité sanitaire mondiale.
La République démocratique du Congo a obtenu l’organisation prochaine de la 22ème édition du Forum de coopération commerciale et économique entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne (Forum AGOA) à Kinshasa. Ces assises se tiendront en 2025. La stratégie mise en place par la Première Ministre Judith Suminwa a permis à la RDC de rafler l’organisation de cette grand-messe du commerce extérieur à Kinshasa face à 3 pays africains, à savoir le Nigéria, l’Île-Maurice et le Rwanda.
C’est ce qu’a fait savoir Julien Paluku, Ministre ministre du Commerce extérieur, après sa participation à la 21ème édition du Forum AGOA tenue du 24 au 26 juillet à Washington DC au États-Unis d’Amérique à l’issue de l’audience lui accordée par la Première Ministre, le lundi 05 août 2024.
Selon Julien Paluku, la lettre de la Première Ministre adressée à tous les participants du Forum AGOA définissant les éléments clés qui fondent la demande de la RDC, a été l’élément déclencheur de cette victoire.
“La RDC a participé au Forum AGOA avec une demande expresse, celle d’organiser la 22e édition ici à Kinshasa. Ce qui a été obtenu grâce au plaidoyer fait par Mme la Première Ministre en adressant une lettre à tous les participants pour montrer l’intention de la RDC d’organiser le prochain Forum AGOA. Les opportunités qu’offrent la RDC ont pu attirer l’attention de tous les participants”, a-t-il expliqué.
Cette 22ème édition, à l’en croire, va permettre aux partenaires américains et congolais d’établir un cadre de collaboration dans les secteurs définis dans la stratégie nationale AGOA qui énumère 21 filières du secteur agricole et 5 filières du secteur minier.
Il a, par ailleurs, rappelé le voeu de la Première Ministre qui tient à ce que l’organisation de ce forum à Kinshasa soit une réussite. “Et que tous les américains et les partenaires découvrent que la RDC est l’une des meilleures destinations au monde”, a-t-il martelé.
L’importance de l’intégration de la RDC à l’AGOA
La RDC a réintégré l’AGOA en décembre 2020, après dix ans de suspension. Ce retour était le fruit des avancées démocratiques et de beaucoup d’autres efforts fournis sur le plan économique.
Julien Paluku a laissé entendre que la réintégration de la RDC dans le système AGOA a permis au pays de faire passer son volume d’échanges avec les États-Unis de 600 millions à 3 milliards USD.
“Je rappelle que lorsque nous étions admis entre 2000 et 2010, nos échanges sont passés de quelques millions USD à 600 millions USD l’an. Notre retrait de l’AGOA, fin 2010, a fait retomber nos échanges jusqu’à 32 millions USD. Voilà pourquoi notre réintégration en 2020 va nous permettre de passer de 600 millions à 3 milliards USD comme volume des échanges entre la RDC et les États-Unis. Ce qui va renforcer notre balance commerciale, c’est-à-dire la différence entre les importations et les exportations”, a dit Julien Paluku.
Le Ministre du commerce extérieur a promis d’organiser, sur instruction de la Première Ministre, une séance de restitution avec tous les partenaires de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) et tous les autres intéressés pour rappeler l’importance des échanges commerciaux dans le cadre de l’AGOA. L’objectif est de faire de la RDC un pays plus exportateur qu’importateur des biens.
Kinshasa dispose des capacités pour accueillir le Forum AGOA ?
Julien Paluku a rassuré sur les capacités de Kinshasa a accueillir un forum international. Il a, en outre, rappelé la nécessité pour la RDC de vendre son image positivement.
“Kinshasa a plus de 5 hôtels 5 étoiles avec la capacité de plus de 1000 chambres VIP. Nous avons un aéroport qui accueille 10 compagnies aériennes. Nous avons des espaces touristiques comme le fleuve Congo. Nous comptons faire visiter certains participants nos provinces touristiques pour que finalement l’image de la RDC cesse d’être un pays où personne ne peut arriver ou non fréquentable. On doit donner l’image d’un pays qui offre des solutions à la planète à travers l’immensité des ressources dont elle dispose”, a-t-il conclu.
Notons que la loi AGOA a été promulguée en 2000 par l’ancien Président des États-Unis, Bill Clinton. Elle accorde une taxation préférentielle à des milliers de productions de l’Afrique subsaharienne exportées vers les USA. L’objectif étant de permettre aux pays bénéficiaires d’accroître leurs économies respectives afin qu’ils puissent affronter les défis de la mondialisation et parvenir à une stabilité politique et économique.
La Première Ministre Judith SUMINWA a reçu en audience le lundi 05 Août 2024 une forte délégation de l’Organisation Internationale de Migration(OIM), conduite par sa Directrice Générale Amy POPE.
Cette rencontre était élargie du côté gouvernemental à la Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères, au Ministre de la Santé et au Vice-Ministre de l’Intérieur. La partie onusienne était représentée par Bruno Le marquis, Coordonateur résident et Coordonateur des opérations humanitaires en RDC.
Au cours de ces échanges, les discussions ont porté sur la crise humanitaire et des impacts des conflits sur les communautés très vulnérables dans l’Est de la Republique démocratique du Congo. A ce sujet, la Directrice générale de cette organisation des Nations Unies a peint un tableau sombre. En ce moment la situation des déplacés est très grave et nécessite des solutions urgentes. “Il y a plus de 7 millions des personnes déplacées et au fait la réponse n’est pas suffisante. Nous avons discuté de comment nous pouvons augmenter les réponses humanitaires au conflit pour soutenir les personnes assez vulnérables. L’OIM apporte déjà un soutien psycho-social aux personnes qui sont implantées par la guerre”, a-t-elle indiqué.
Pour sa part, la Cheffe de l’ Exécutif national a salué le partenariat étroit qui existe entre les autorités congolaises et l’OIM pour la protection des déplacés internes dans le pays. Elle a en outre souligné la nécessité de renforcer les moyens matériels pour faire face aux drames humains auxquels la population de ce coin est confrontée au quotidien.
Pour rappel, la Première Ministre Judith SUMINWA avait effectué en juin une mission dans l’Est du pays. A l’ étape de Goma, elle avait rendu visite aux personnes déplacées dans le Camp Mugunga. Sur place, Judith SUMINWA avait déploré les conditions de vie de ses compatriotes et avait promis de trouver une solution définitive à la situation.
La Première Ministre Judith SUMINWA est rentrée à Kinshasa, vendredi 2 août 2024, dans la soirée, après un séjour à Kisangani. La Cheffe du Gouvernement avait effectué le déplacement du chef-lieu de la Province de la Tshopo afin de représenter le Président de la République aux activités commémoratives du génocide congolais pour des gains économiques (GENOCOST).
1ère étape : Visite du mémoriel des victimes de la guerre de six jours
Au nom du Chef de l’Etat, le numéro un du Gouvernement y a inauguré le site mémoriel aménagé en mémoire des victimes de la guerre de 6 jours à Kisangani. Ce cimetière érigé, dans la commune de Makiso, par le FONAREV comprend trois stèles dédiées aux différentes victimes qu’a connues la ville à la suite des affrontements entre les armées rwandaise et ougandaises, une fosse commune où reposent 8 membres d’une même famille, la famille OTSHUDI, tous tués au même moment après l’explosion d’une bombe, lors desdits affrontements, ainsi que 93 croix représentant l’année du début de la commission de graves atrocités liées aux conflits et aux crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité sur le sol congolais.
En proie à l’émotion, le visage marqué par les conséquences de la barbarie humaine, la Première Ministre s’est recueillie en ce lieu de mémoire chargé de souvenirs les plus cruels, sous les airs de l’hymne aux morts exécuté par la Garde républicaine. Par la même occasion, au nom du Président de la République et de toute la Nation, elle a rendu un hommage mérité à tous ces compatriotes victimes des conflits armés fomentés et menés par les pays voisins sur fond des intérêts économiques.
Au cimetière de 6 jours, la Première Ministre a également pu rencontrer une victime, et c’est la seule rescapée de la famille OTSHUDI. L’ayant longuement étreinte, la Cheffe du Gouvernement l’a rassurée qu’elles ne seront plus jamais seules.
2ème étape : la cérémonie officielle à la Mairie de Kisangani
A la Mairie de Kisangani, lieu choisi pour la cérémonie officielle du GENOCOST, la patronne l’exécutif national, accompagnée de plusieurs membres du Gouvernement et de plusieurs invités dont les membres de la communauté internationale, a rencontré d’autres victimes qui ont raconté à l’assistance les récits de différents drames qu’ils ont connus à la suite de l’agression rwando-ougandaise. Des enfants qui se sont retrouvés amputés ; des filles mineures violées et utilisées comme esclaves sexuelles ; des familles victimes d’exécutions sommaires. Des récits dont la charge émotionnelle a plongé toute l’assistance dans l’émoi.
Reconnaissance du GENOCOST et création d’un Tribunal pénal international pour la RDC
Après les témoignages des victimes, place aux discours officiels qui se sont transformés en véritables plaidoyers. Successivement le Directeur Général du Fonds national des réparations des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV), Kevin NGUNGA, le Coordonnateur de la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIAVAR), François KAKESE et la Ministre des Droits humains, Chantal CHAMBU ont mené un plaidoyer en faveur de la reconnaissance du génocide congolais sur le plan international, voire de l’intégration du GENOCOST dans le système éducatif congolais.
Prenant la parole à son tour, la Première Ministre Judith SUMINWA a lancé un appel pour la création d’un Tribunal pénal international pour la RDC au regard de graves violations du droit humanitaire et des droits de l’homme. Pour le numéro un du Gouvernement, “la réparation ne suffit pas.” Il faut, en plus, mettre effectivement en place les autres mécanismes de justice transitionnelle, tels que prônés par le Président de la République, notamment les poursuites judiciaires et les garanties de non répétition.
Le message d’espoir de la Première Ministre
Mais, pour la Première Ministre, le GENOCOST c’est aussi l’occasion de lancer un appel à la solidarité de toute la nation ainsi que d’exprimer la détermination de son Gouvernement à ne rien oublier et surtout à ne rien abandonner. “Nous ne sommes pas des pleurnichards. Il s’agit d’un devoir de mémoire. Nous n’abandonnerons pas. Nous allons continuer à lutter pour la paix pour que notre population puisse à jamais profiter de nos richesses. Et pour cela, soyons tous solidaires. Vive la RDC”, a-t-elle écrit sur un tableau après sa visite du village expo construit pour la circonstance.
3è étape : Visite des services publics provinciaux
Soucieuse des conditions de vie des Boyomais, la Cheffe du Gouvernement a visité quelques services publics de la Province de la Tshopo, après les activités commémoratives du GENOCOST ; et ce en compagnie de quelques députés nationaux et provinciaux, des membres du gouvernement et du Gouverneur de Province. D’abord, elle s’est rendue au barrage hydroélectrique de la Tshopo où une usine de captage d’eau est installée afin de produire l’électricité pour la population de Kisangani et des environs. Cette centrale provinciale ayant une capacité de 19 mégawatts, n’en produit à ce jour que 3. A ce sujet, la Première Ministre a demandé au Ministre des Ressources hydrauliques et au Directeur Général de la Société nationale d’électricité (SNEL) de lui présenter un plan d’actions en vue de trouver rapidement un début de solution, étant donné que les alternatives de financement existent.
Ensuite, la Cheffe du Gouvernement a visité la Direction provinciale de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT). Il y est installé une usine de production des maisons préfabriquées, dont les premières productions remontent à l’année 2018. Mais, depuis plus rien. La Première Ministre a, néanmoins, pu visiter une maison témoin préfabriquée sur place, sur base des panneaux produits à base de sel de polystyrène. Une technologie appelée SCHNELL HOME devant apporter des avantages certains en termes de durabilité des matériaux, facilité et rapidité de construction et à moindre coût. En effet, le coût de construction par la technologie Schnell représente le 1/3 du coût de construction par la méthode traditionnelle (briques, bétons …). Et la durée de construction, environ le 1/5 de temps par rapport à la méthode traditionnelle. Plusieurs autres avantages, selon le Directeur provincial de l’ACGT, Patrick LUYEYE, sont la garantie de sécurité, le risque d’incendie amoindri, pas de risque sismique ni de fissures. Ce dernier en a profiter pour faire un plaidoyer en direction du numéro un du Gouvernement afin qu’une solution en termes de partenariat public-privé (PPP) soit trouvée. La Première Ministre a promis d’examiner rapidement la situation, étant donné que le Ministre des Infrastructures et Travaux publics avait déjà proposé un plan dans le même sens.
Il faut rappeler que les questions relatives à l’accès aux services sociaux de base constituent l’un des engagements majeurs compris dans le discours d’investiture du Président de la République, prononcé le 20 janvier, et qui forment le contrat qu’il a conclu avec le peuple congolais pour son second mandat. La Première Ministre en a fait le 4ème pilier du Programme d’actions de son Gouvernement (PAG 2024-2028) où sont prévues des actions pour relever les défis relatifs à l’électricité et au logement entre autres.
A la fin de son séjour à Kisangani, la Cheffe du Gouvernement est revenue sur la question du GENOCOST pour affirmer que son Gouvernement va se battre pour qu’on ne connaisse plus des crimes graves contre les populations congolaises de la part des pays étrangers, y compris entre les communautés.
Notons qu’au-delà de Kisangani, les activités commémoratives du GENOCOST se sont déroulées simultanément dans plusieurs autres parties du pays avec la participation des autres membres du Gouvernement dépêchés pour la circonstance.